CINQ ANS… SANS TOI, DAVID

 

Depuis ces 5 années, je ne cesse de me demander ce que tu es devenu, qu’est-ce qui a bien pu t’arriver pour que nous ne puissions te retrouver.

 

Ton monde et ta vie sont-ils maintenant meilleurs ?

 

Je me demande ce que je n’ai pas fait ou ce que j’aurais pu faire pour te garder avec moi. Ce que je n’ai pas su te dire pour te consoler, te soulager de ce mal qui t’habitait.

 

J’ai pourtant essayé de faire mon possible avec les connaissances et l’expérience que j’avais. Pourquoi ?

 

Si j’étais restée à la maison plutôt que de travailler, j’aurais été plus disponible pour toi et ta sœur.

 

Si j’avais défié la loi de te garder à la maison avec moi pour te protéger.

 

Si j’étais allée te reconduire ce matin-là à l’école plutôt que de te laisser prendre l’autobus, cela t’aurait évité d’affronter tes agresseurs.

 

Si ton père avait eu à travailler près de la maison pour être là tous les soirs.

 

Si j’avais compris davantage le danger que tu courrais d’aller tous les matins à l’école.

 

Pourtant, je savais que tu étais bien à la maison.

 

Ton départ aura eu pour effet de faire prendre conscience à bien des gens la problématique de l’intimidation.

 

Tu auras aidé beaucoup de jeunes comme toi à parler et à dénoncer leurs agresseurs.

 

Tu auras sauvé bien des familles qui auraient pu avoir à vivre la même perte et la même peine que nous.

 

Bien des gens se sont mobilisés pour contrer ce problème. Plusieurs écoles ont mis en place des programmes d’aide et de soutien pour les étudiants.

 

Aussi, des fondations et des organismes font de la prévention auprès des jeunes qui vivent l’intimidation.

 

Aujourd’hui, après 5 ans, il ne nous reste plus que le doute et l’espoir.

 

Le doute de ce qui a pu t’arriver, de ce que tu es devenu, d’où tu es.

 

L’espoir de te retrouver et de pouvoir aussi te serrer dans nos bras pour te dire que nous t’aimons et que tu nous manques énormément.

 

Qu’est-ce qui nous attend pour les prochaines années ?

 

Quand saurons-nous la vérité, la trouverons-nous un jour ?

 

Entretemps, il nous faut continuer à survivre.

 

Vivre une journée à la fois.

 

Prendre au vol les petits, très petits bonheurs qui ne sont pas complets sans toi.

 

Apprivoiser la vie différemment.

 

S’adapter à ton absence, mais ne jamais accepter de vivre sans toi.

 

Il nous est difficile de se remémorer des souvenirs de toi, pourtant on ne veut pas t’oublier, on tient à te garder présent avec nous chaque jour.

 

Pourquoi est-ce si difficile de continuer?

 

Probablement parce que tu nous as apporté beaucoup de bonheur, de joie et d‘amour, et que tu n’es plus là pour nous en apporter encore.

 

Nous attendons avec impatience le jour J.

 

Sera-t-il un jour de joie ou de peine?

 

Être forte et courageuse…jusqu’à quand je le serai. Chaque jour est un combat.

 

Qui te ramènera à nous?

 

Nous sommes toujours là à t’attendre,

 

Avec le doute, mais surtout avec l’espoir que tu nous reviendras un jour.

 

N’oublie jamais que nous t’aimons du plus profond de notre cœur.

 

Bisous à l’infini. xxxxxxxx

 

Papa, maman et ta petite sœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec moi pour toujours…ta petite sœur.

 

 

Mise à jour 9 février 2017 - Une pensée pour toute la famille - graphiK