Six ans sans toi

 

Ce matin, il fait froid et dans quelques jours cela fera 6 ans que tu n’es plus là. Ce malheureux mardi 10 février 2009.

 

Dans ma tête, je te revois assis en haut de l’escalier à me demander si je peux aller te reconduire à l’école et après, j’entends le son de la porte se fermer derrière toi.

 

Comme je m’en veux toujours de ne pas t’avoir dit oui.

 

Quand j’y pense, la tristesse m’envahie et mon cœur souffre de douleur pour toi.

 

Tu me manques tellement. Je croyais que le temps arrangerait les choses, que je souffrirais moins de ton absence. Ce n’est pas le cas, mais plutôt le contraire. La peine, la souffrance sont aussi intenses qu’au premier jour.

 

Je pense à toi je ne sais combien de fois dans une journée, mais j’aimerais tant pouvoir te serrer dans mes bras mon beau David d’amour, du moins savoir où tu es me serais moins difficile à vivre. Ne pas savoir c’est ce qui est le plus difficile à supporter. Je me dois de m’étourdir pour arrêter de penser à ce qui a bien pu t’arriver, ce que tu vis présentement, si tu souffres ou si tu es bien.

 

J’ai perdu mon papa cette année et même si son âge respectable permettait qu’il puisse aller rejoindre celle avec qui il a partagé sa vie, cela m’a été difficile de le voir partir. Je l’ai accompagné avec toute la famille durant ses derniers jours et je lui ai parlé de toi. Je lui ai même remis ta photo sur son cœur pour ne pas qu’il oublie ma précieuse demande. Celle de venir mettre sur mon chemin ou sur la tienne, la personne qui te ramènera à moi, à la maison avec nous tous. Je lui ai demandé de te protéger.

 

Et oui, je crois que cela est possible qu’il puisse le faire. Lui aussi il me manque beaucoup.

 

Je ne sais pas ce qui s’est passé. Comment ne pouvons nous pas avoir réussi à te retrouver? Ce n’est pas le nombre de personnes qui manquaient puisque la famille, les policiers, les amis, l’équipe d’Enfant Retour, les membres de l’AFPAD, les connaissances et même des étrangers. Beaucoup de gens se sont mis à ta recherche sans même te connaître, mais ils savaient tous que tu es un bon garçon, que tu es quelqu’un de bien. Nous leur devons beaucoup à ces personnes. Merci de nous avoir aider et encourager.

 

Mais il nous manque toujours l’information. Cette information si précieuse, si attendue.

 

Où es-tu?

 

Comment vas-tu?

 

Qu’est ce qui fait que nous ne pouvons te retrouver?

 

Qui détient la clef du mystère?

 

Tout ce que j’espère c’est que là où tu es, que tu ne souffres pas, que tu sois bien et heureux. Comment puis-je le savoir? Si tu peux me transmettre cette information ou si tu as quelqu’un dans ton entourage qui peut le faire, n’hésite pas.

 

La vie n’est vraiment plus la même sans toi.

 

N’oublie jamais que nous t’aimons du plus profond de notre cœur. Que tu nous manques jours après jours.

 

Avec tout notre amour,

 

Papa, maman et ta petite sœur M.

 

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Mise à jour 9 février 2017 - Une pensée pour toute la famille - graphiK